Parti socialisteParti Socialiste EuropéenLes Jeunes SocialistesLa coopol

La République  » low-cost  » de Monsieur Sarkozy, par Claude Bartolone

14-09-2009

Le journal "Le Monde"
Opinions
Article paru dans l’édition du 14.09.09.

Depuis 2 ans, le Président de la République tente le pari qui consiste à conduire un projet très politique tout en dépolitisant les observateurs de ce projet…
En regardant chacune de ses propositions par le petit bout de la lorgnette, en commentant des mesures isolées au lieu de juger un projet global, le risque est grand de faire l’impasse sur l’essentiel : ce que Monsieur Sarkozy veut faire de la République française.

Les actions menées par le président de la République ne forment pas des pointillés mais tracent une ligne. Une ligne politique claire, cohérente.

On peut débattre à l’infini de la réforme de l’audiovisuel public, de la suppression des juges d’instruction, du détricotage des collectivités locales, du redécoupage électoral ou encore de la réforme du parlement. Prises isolément, chacune de ces propositions peut séduire les partisans du compromis ou tous ceux qui, au nom de je ne sais quelle modernité, craignent de « trop s’opposer ».

Mais ne pas vouloir voir dans ces réformes un ensemble cohérent, un tout qui fait sens, c’est refuser de saisir la substantifique moelle du projet de société de Nicolas Sarkozy: fracturer les contre-pouvoirs médiatiques, juridique et politique pour conduire sans entrave son projet de casse du service public et de baisse des impôts pour les plus riches.

Autrement dit, une République « low cost ».

En cette rentrée, c’est la liquidation des contre-pouvoirs politiques locaux qui est à l’ordre du jour. Efforçons- nous de décrypter ce qui se trame. Une même pièce qui se joue en 3 actes.

« Conduisons une offensive de civilisation ! C’est nécessaire et possible »

27-08-2009

Le journal "Le Monde"
Martine Aubry
Article paru dans l’édition du 27.08.09.

L’insupportable surenchère des rémunérations des traders a repris au cœur de l’été, comme si de rien n’était. Le capitalisme financier n’est pas moralisable par des bons sentiments, et poursuit sa route. La crise la plus violente depuis 1929 laisse le « système » insensible et inchangé. Une société n’est durable que si elle se dote de règles justes, acceptables par une majorité de citoyens. C’est vrai pour les salaires, l’impôt ou les retraites. Ce que nous vivons en France ne relève plus de cette acceptation collective.

Les trois crises du PS, par Henri Weber

16-07-2009

Le Figaro
Henri Weber
paru dans Le Figaro du 16 juillet 2009

Les trois crises du PS

La débâcle du Parti socialiste français aux élections européennes s’explique par la combinaison de trois crises.

La première lui est propre : c’est la crise aigue de leadership dans laquelle il se débat depuis 2002. En démocratie médiatique et présidentielle, la question du leader est cruciale. Les électeurs votent à la fois pour un programme et pour la personne qui l’incarne. En l’absence d’un leader incontesté, le parti est cacophonique, donc inaudible. Il ne peut fonctionner comme un « intellectuel collectif », car chaque présidentiable fait travailler ses équipes d’abord pour son propre compte. La faiblesse du centre dirigeant rend le parti incapable de maitriser sa communication et en fait le jouet des médias et de ses adversaires politiques.

Des primaires socialistes ouvertes, par Henri Weber

09-07-2009

Liberation
Paru dans Libération le 9 juillet 2009
Par HENRI WEBER député européen

La Commission socialiste sur les primaires, présidée par Arnaud Montebourg propose de désigner notre candidat à l’élection présidentielle au moyen d’une «primaire de toute la gauche», sur le modèle italien. Tous les électeurs se réclamant de la gauche seraient invités à choisir entre des candidats émanant des divers partis ou associations progressistes. Le vainqueur, désigné par plusieurs millions de citoyens, bénéficierait d’une légitimité et d’une dynamique politiques formidables.

Cette procédure permettrait de surmonter la crise de leadership qui frappe la plupart des partis de gauche et de sélectionner le candidat le plus apte à l’emporter dans notre démocratie d’opinion. La proposition est séduisante, mais elle suscite toutefois cinq objections.

Et si on commençait par des primaires du projet, par Harlem Désir

27-06-2009

Le journal "Le Monde"
Point de vue

Article paru dans l’édition du 27.06.09.

Après chaque défaite, le temps de l’incantation revient et les socialistes psalmodient « rénovation, révolution, refondation », autant pour effacer leurs erreurs passées que pour se protéger d’un avenir qu’ils ne parviennent plus à préparer.

Pour le PS, quatre défaites et un enterrement, par Bernard Poignant

Le journal "Le Monde"
Point de vue

Article paru dans l’édition du 27.06.09.

Les partis sont mortels, comme les civilisations, pour plagier Paul Valéry. Le Parti communiste a sombré corps et âme dans le rejet du totalitarisme. Le trotskisme tente de prolonger l’histoire, mais les peuples sont intelligents : l’échec de Lénine et de Staline ne fait pas la victoire de Trotski. C’est un trio à mettre dans le même sac. Le Parti radical survit tant bien que mal, réparti entre la gauche et la droite dans l’épuisement de son programme : il a donné le meilleur de lui-même à la République.

Amis socialistes, un peu de sang-froid !, par Gaëtan Gorce

27-06-2009

Le journal "Le Monde"
Point de vue

Article paru dans l’édition du 27.06.09.

Piqué par un échec électoral prévisible, en tout cas pour ceux qui dénoncent son inertie depuis deux ans, le PS semble tout à coup pris de folie. Or c’est justement parce que le changement n’a jamais été si nécessaire, et le PS si affaibli, qu’il nous faut garder notre sang-froid !

La social-démocratie doit choisir entre protestation et appétit du pouvoir, par Dennis MacShane

27-06-2009

Le journal "Le Monde"
Point de vue

Article paru dans l’édition du 27.06.09.

Née de la lutte contre l’exploitation capitaliste au XIXe siècle, la social-démocratie dans ses différentes formes – le travaillisme au Royaume-Uni, le socialisme en France, le modèle social-démocrate en Allemagne et dans les pays scandinaves – a conquis le pouvoir d’Etat au XXe siècle.

L’abandon de la lutte contre les inégalités explique l’échec des socialistes européens, par Bo Rothstein

27-06-2009

Le journal "Le Monde"
Point de vue

Article paru dans l’édition du 27.06.09.

La cinglante défaite des partis socialistes et sociaux-démocrates aux élections européennes est plutôt un mystère. La raison la plus évidente pour laquelle la gauche aurait dû être victorieuse est bien entendu l’échec de l’idéologie néolibérale selon laquelle les marchés fonctionnaient mieux sans régulation. L’effondrement du système financier a permis à tout le monde de comprendre que cette idéologie, dominante depuis un quart de siècle, est maintenant révolue.

Petit score, grandes leçons, par Guillaume Bachelay

12-06-2009

Article paru dans l’édition du 12.06.09

Projet, stratégie, leadership : les socialistes doivent tirer les leçons du 7 juin.
La survie du PS passe par la social-écologie et une fédération des gauches.

Si le Parti socialiste a subi un échec aux élections européennes, ce n’est pas la faute du mode de scrutin ou du découpage territorial. Ce n’est pas non plus à cause des médias, des sondeurs ou d’Yann Arthus-Bertrand. De telles certitudes en carton pâte reviennent, à la fin des fins, à penser que les élections seraient plus simples sans électeurs. Si l’on en juge par les résultats du 7 juin, cette perspective est à portée de main…

Pas de sursaut sans lucidité.